Pasolini Musica

Les chansons de Pier Paolo Pasolini

“Je ne vois pas pourquoi les paroles des chansons ne devraient pas être aussi belles que la musique.
L’intervention d’un poète cultivé et peut-être même raffiné n’aurait rien d’illicite. Personnellement,
je pense que je trouverais intéressant et amusant de poser des vers sur une belle musique, samba ou autre.“

Extrait d’une interview de Pasolini


 

Spectacle musical pour une chanteuse lyrique comédienne, une comédienne-chanteuse, un comédien-chanteur, un comédien et une multi-instrumentiste.

Tout public à partir de 14 ans

Spectacle musical pour une chanteuse lyrique comédienne, une comédienne-chanteuse, un comédien-chanteur, un comédien et une multi-instrumentiste.

Textes
Pier Paolo Pasolini
Adaptation et mise en scène
André Roche
Musique originale
Dmitri Negrimovski
Création sonore
Emmanuel Six
Images projetées
Éric Minette

Avec :
Miguel-Ange Sarmiento, comédien-chanteur
Stéphanie Boré, mezzo-soprano
Eva Kovic, comédienne-chanteuse
Solène Ménard, pianiste

Coproduction
L’Arsenal d’apparitions / Théâtre de l’Enfumeraie – Allonnes

Créé le 4 novembre 2016 au Théâtre de Chaoué-Port-Belle-Eau à Allonnes (72)

Photos
Éric Minette et Martine Thomas

Paroles de Pasolini pour la chanson C’è forse vita sulla terra? / Y a-t-il une vie sur la terre ? (1974)

C’est une joie d’être vivants, il est beau d’agir en secret,
beau de survivre, doux de savoir vivre.
Il est beau d’être fous, de ne pas s’en tenir aux faits,
de tout faire tout nu et de manger des cailloux crus.
Peut-être y a-t-il une vie sur terre ?

Il y a quarante ans, Pier Paolo Pasolini était assassiné sur une plage d’Ostie. Poète, romancier, scénariste, pamphlétaire, auteur dramatique, réalisateur et acteur, il est sans aucun doute l’artiste et intellectuel italien le plus célèbre du XXe siècle.

Pasolini n’a jamais refusé que le monde change, mais il a combattu avec une « vitalité désespérée » son avilissement par la marchandisation. « Mon travail consiste à montrer les choses et les êtres dans leur sacralité », disait-il.

À partir de poèmes mis en musique de son vivant, de chansons originales, de textes politiques et de recréations d’interviews, le spectacle Pasolini Musica évoque l’admiration du poète pour la beauté du monde, et sa lutte contre ce qui s’y oppose. Une parole lumineuse et précieuse dans l’obscurité qui aujourd’hui menace de se refermer sur nous.

 

La scène figure le studio/atelier de création de Pier Paolo Pasolini.
On peut y voir sa table de travail avec sa machine à écrire, une rangée de vieux sièges de cinéma, des servantes (lampes sur pied pour des répétitions de théâtre), un piano droit et d’autres instruments sous de vieilles housses.

On y assiste au processus de création artistique selon Pasolini : genèse d’un poème, fragment d’une répétition, élaboration progressive d’un texte qui deviendra chanson.

À l’avant-scène, un poste de télévision se déclenche parfois inopinément pour faire entendre les questions de journalistes provocateurs, auxquels Pasolini répond de plus ou moins bonne grâce.

La scène figure aussi, à certains moments, un espace mental dans lequel les souvenirs et les songes de l’artiste prennent forme. Des images naissent alors, projetées sur les murs, sur les instruments ou même sur le corps des acteurs : des images fixes – photos anciennes de paysages italiens, portraits de ses jeunes amants, images de rassemblements politiques – et des images animées figurant des lucioles, symboles pour Pasolini d’un temps et d’un espoir révolus.

La lumière souligne l’aspect non réaliste de la représentation, elle vient rythmer et ponctuer le texte ou la musique autant que révéler des espaces de jeu.

Un comédien-chanteur incarne Pier Paolo Pasolini. Une comédienne-chanteuse figure tour à tour le souvenir de la cantatrice Maria Callas, une actrice dans un film, un “double“ féminin de Pasolini, une paysanne de son enfance. Une deuxième comédienne-chanteuse figure d’autres personnages populaires imaginés par l’artiste.
Il arrive que certains de ces personnages chantent, accompagnés au piano droit accoustique, au clavier numérique, au violon ou à l’accordéon.

Pasolini Musica esquisse une chronologie de la vie de Pasolini, depuis la scène d’ouverture en forme de souvenir d’enfance jusqu’à l’évocation de son assassinat sur la plage d’Ostie, en passant par son installation provisoire dans un bidonville romain, ses rencontres avec des journalistes, etc. Mais il n’y a ni narration ni exposé didactique ; le spectacle est exclusivement composé de textes de l’artiste engagé dans la défense de la sacralité du monde et la critique de son temps.

Ce théâtre musical fait alterner des poèmes autobiographiques théâtralisés, des chansons en situation, la recréation de fragments d’interviews télévisuels, et des textes politiques.

Portrait Dmitri NegrimovskiOriginaire de Russie où il a vécu ses trente premières années, Dmitri Negrimovski est compositeur, pianiste et professeur de piano.

Durant ses études au conservatoire supérieur de Rostov sur le Don où il reçoit les diplômes de compositeur (médaille d’or) et d’enseignement du piano, il se rapproche très vite du monde du théâtre en composant la musique du spectacle de fin d’étude des jeunes acteurs (Les Deux Gentilshommes de Vérone, de Shakespeare) puis en acceptant le poste de compositeur, interprète et directeur de l’ensemble instrumental du Théâtre des jeunes spectateurs de Rostov.

Il compose la musique d’une quinzaine de spectacles dramatiques aux côtés du metteur en scène Vladimir Tshiguitchev. Le “rock-drame » Les Chiens, écrit en 1989, a été joué plus de 500 fois y compris en France, au Mexique, en Allemagne, au Japon… Le spectacle jeune public L’île au trésor, créé en 1988, est toujours au répertoire en Russie. L’opéra-rock Pougatchev, sur un poème de Serguei Essenine a été présenté à Lyon et Munich. Dmitri compose également pour des docu-fictions russes et une série télévisée du réalisateur Kirill Serebrennikov.

Outre ses œuvres pour orchestre, pour chœur, pour quatuor à cordes ou pour piano, il a à son actif plus d’une centaine de mélodies sur des poèmes de Shakespeare, D.H. Lawrence, Severyanin, Baudelaire, Verlaine, Michel-Ange, Irtieniev. Son livre de pièces pour jeunes pianistes, Histoires d’arbres, a été récemment publié par les Éditions Alfred Music en France, en Allemagne et au Royaume-Uni.

Miguel-Ange SarmientoMiguel-Ange Sarmiento, comédien et chanteur

Miguel-Ange Sarmiento étudie le répertoire théâtral classique et contemporain auprès d’Anne Denieul au Conservatoire d’art dramatique Nadia et Lili Boulanger (CMA9) et poursuit plusieurs formations en chant, danse et musique au Studio des variétés.
Pour la compagnie Influenscènes dirigée par Jean-Luc Paliès, il joue dans Le mot progrès dans la bouche de ma mère sonnait terriblement faux de Matéi Visniec (théâtre du Lierre et Ciné 13 à Paris, festival d’Avignon off, festival international de théâtre en Roumanie) et interprète le rôle du jeune Hitler dans Vienne 1913 de Alain-Didier Weill (festival d’Avignon off, théâtre du Lierre, Espace Rachi). Il joue également dans Carmen, la nouvelle de Louise Doutreligne (Cartoucherie de Vincennes, festival d’automne de Madrid) et Signé Pombo, également de Louise Doutreligne (théâtre du Lierre à Paris et festival international de Madrid).

Il participe à de nombreuses lectures de textes contemporains dans Version Pupitre au théâtre du Rond-Point et au théâtre de Fontenay-sous-bois. Pour la compagnie La Vie est courte, il joue dans Les Puritains de David Noir (TGP de Saint-Denis, théâtre Cergy 95 et Lavoir moderne parisien) et dans Les Justes-Story, toujours de David Noir (Trianon, Espace Cardin et festival d’Avignon off). Enfin, avec la compagnie Roger Louret, il joue en 1997 aux cotés de Jean Marais et Bernadette Lafont dans L’Arlésienne, aux Folies Bergère, et dans Les Années Zazous et Les Années Twist.
Coté chant, il crée son propre répertoire de chansons originales. Curieux de tout, il participe à de nombreuses productions, allant du théâtre au cinéma en passant par le cabaret et la comédie musicale.

Stéphanie BoréStéphanie Boré, mezzo-soprano

Après mille et une hésitations entre l’opéra, le théâtre et la chanson, Stéphanie Boré a finalement choisi… de ne pas choisir !

Côté lyrique, cette élève de Lionel Sarrazin se produit en soliste dans des ouvrages de Bizet, Donizetti, Massenet, Lehar, Offenbach, etc.. Elle chante sous la direction de divers chefs d’orchestre tels Laurent Campellone, Laurent Touche ou Gisèle Gérard-Tolini, au sein de plusieurs théâtres, notamment à l’Opéra de Saint-Étienne. Elle est également très attachée à un répertoire de création, travaillant ainsi régulièrement avec les compositeurs Thomas Delclaud, Laurent Studer, Pierre-Gérard Verny ou encore Benoît Viquesnel, ce dernier étant spécialisé dans le spectacle jeune public.

Côté théâtre, elle a participé à plusieurs productions de la compagnie Influenscènes dirigée par Jean-Luc Paliès et a notamment joué plusieurs années le rôle des Didascalies dans Vienne 1913 d’Alain-Didier Weill, à Paris, Avignon, puis en tournée aux quatre coins de la France et à l’étranger, après avoir collaboré à l’illustration musicale de l’œuvre.

Côté chanson, elle interprète ses propres compositions en s’accompagnant au piano, dans l’atmosphère plus confidentielle du Sunset et du Baiser salé à Paris.

Eva KovicEva Kovic, comédienne et chanteuse

Française d’origine italienne et serbe, Eva Kovic s’est formée au théâtre avec Jean-Louis Bihoreau au CMA6 de Paris, formation qu’elle complète rapidement par une approche plus corporelle – commedia del arte avec Attilio Maggiuli, clown avec Éliane Régis – et par la pratique du chant avec Klara Csordas à l’ARIAM Île-de-France puis Muriel Souty au Conservatoire d’Alençon.
Eva joue et chante dans des pièces de répertoire (Woyzeck, de Büchner ; Parle-moi comme la pluie, de Tennessee Williams avec la compagnie Aberratio au théâtre Dejazet à Paris) et dans des spectacles de rue (Tabarinades et autres polissonneries, compagnie l’Arsenal d’Apparitions ; Que la fête continue, compagnie du Théâtre buissonnier ; Maître Jacques, compagnie des Gens pluriels). Elle s’est également produite dans un récital de chansons fantaisistes du 20e siècle, Les Recettes de l’amour, en duo avec l’accordéoniste Renato Tocco.
En 2002 elle a été Myra dans la création française du Long dieu, de Tennessee Williams, au Petit Odéon à Paris, mise en scène par André Roche. Plus récemment on a pu l’entendre chanter Francis Blanche et Mistinguett, et dire du Boby Lapointe, dans Le jamjam le bonbon de Bayonne, d’après Offenbach, avec l’Arsenal d’apparitions, au Festival d’Avignon off 2014. Eva est également l’interprète de créations théâtrales et musicales pour le jeune public et la petite enfance, avec différentes compagnies. Elle est co-fondatrice de l’Arsenal d’apparitions.

Solène MénardSolène Ménard, pianiste

Solène Ménard débute la musique à l’âge de sept ans au Conservatoire à rayonnement départemental (CRD) du Mans, en piano avec Roumiana Athanassova et en violon dans la classe de Christine Courtade. Son cursus l’amène à travailler avec Anne-Lise Journaux, Rémi Landy et Olivier Mingam, enseignants de violon du CRD, puis au cours de stages avec Ariane Granjon (violon) et Carlos Cesbro (piano). Elle valide ses diplômes d’accompagnatrice et de soliste avec Bruno Puren et Anna Goanec au CRD du Mans.
Titulaire du D.E. de piano et séduite par les pratiques d’ensemble, Solène accompagne aujourd’hui des classes d’instruments et de chant dont celle d’Annick Vert au conservatoire des Coëvrons (53) mais aussi des concerts de chœurs amateurs. Elle collabore régulièrement avec L’Arsenal d’apparitions, notamment lors de son académie lyrique – formation professionnelle pour chanteurs – encadrée par Anne Constantin, par ailleurs professeure au CRR de Boulogne-Billancourt et au Pôle Sup. Paris-Boulogne-Billancourt. Solène explore ainsi des répertoires qui lui tiennent à cœur : la chanson française, l’opéra, l’opérette et la mélodie française.

Solène partage actuellement son temps entre l’enseignement au conservatoire des Coëvrons (53) et la création de programmes de concerts et de spectacles musicaux tels que Les Sept-Saëns – un septuor avec cordes, piano et trompette qui s’amuse avec le répertoire de Camille Saint-Saëns ; Deux mains deux voix, avec la soprano Agnès Ménard et le ténor Julien Michaud.

Ils en parlent

France culture

« Le Temps buissonnier », animée par Aline Pailler, émission du 5 février 2017.

29’40. Écouter.

 

« Pasolini Musica, la pensée sublimée »

« Force, caractère et volupté se dégagent du nouveau spectacle d’André Roche… »

Découvrir en intégralité l’avis de Nathalie Gendreau dans son blog Prestaplume dédié à la littérature et au théâtre.

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